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La République de Djibouti

La République de Djibouti, dotée d’une superficie de 23.200 km2, est située dans la Corne de l’Afrique et partage des frontières avec l’Érythrée au Nord, l’Éthiopie à l’Ouest et au Sud et avec la Somalie au Sud - Est.

Elle possède une façade maritime longue de 370 km qui donne sur la Mer Rouge et le Golfe d’Aden.

La population de Djibouti est estimée en 2014 à 810.179 habitants dont plus de deux tiers vit dans Djibouti-ville, la capitale du pays. Le taux d’accroissement de la population est très élevé (6%) dont 3% du au flux migratoire. Les langues officielles du pays sont le français et l’arabe.

Le somali et l’afar sont les langues nationales. La population (100%) est de religion musulmane de rite sunnite. Les jeunes de moins de 20 ans représentent près de 53% de la population du pays.

La Corne de l’Afrique a toujours été un carrefour culturel et commercial entre l’Afrique et l’Asie et en particulier l’Arabie. Les contacts avec les populations de l’Arabie se sont intensifiés au 7ème siècle avec la propagation de l’islam dans cette région et la constitution de royaumes musulmans. Les premiers contacts durables avec les européens datent de 1839. En 1862, les chefs locaux de la contrée signèrent des traités avec les français qui fondèrent en 1888 Djibouti, l’actuelle capitale de la République de Djibouti. Le territoire devient une colonie sous le nom de Côte Française des Somalis puis Territoire Français des Afars et des Issas en 1967.Après trois décennies de revendication et de contestation animée par la LPAI (Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance), la puissance coloniale organisa un référendum le 8 mai 1977 où la majorité de la population du territoire vota pour l’indépendance.

Le pays accéda à l’indépendance le 27 juin 1977 sous le nom de République de Djibouti et Hassan Gouled Aptidon fut désigné comme premier Président du pays. Un parti unique, le RPP (Rassemblement Pour le Progrès) dirigea les affaires du pays.

Une rébellion armée se déclencha en 1991 dans le nord du pays. Une nouvelle constitution qui introduit le multipartisme en République de Djibouti a été voté en 1992. Un accord de paix fut conclu en décembre 1994 entre le gouvernement et le FRUD (Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie).

Des élections présidentielles se sont déroulées en mai 1999 à l’issue desquelles un nouveau président de la République, Son Excellence Monsieur Ismail Omar Guelleh fût élu.

Au bout d’une année de négociations , le gouvernement et la fraction du FRUD - armé ont signé le 12 mai 2001 un accord qui scelle définitivement la paix en République de Djibouti.

Djibouti est une république de type présidentiel et pluraliste. Le Président de la République qui est aussi chef du gouvernement, est élu au suffrage universel direct pour 6 ans renouvelable une seule fois. Il nomme les différents ministres sur proposition du premier Ministre et peut les révoquer. Les Ministres sont chargés de mettre en oeuvre la politique du gouvernement. Le pouvoir législatif revient à l’Assemblée Nationale constituée d’une chambre unique avec 65 députés élus au suffrage universel sur une liste pour 5 ans.

Il y a une indépendance réciproque du Président de la République et de l’Assemblée Nationale.

Le Président ne dispose donc pas du pouvoir de prononcer la dissolution de l’assemblée et celle - ci ne peut, de son côté, mettre en cause la responsabilité du Président.

Les autres institutions prévues par la constitution sont le Conseil Constitutionnel, le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Haute Cour de Justice et le Médiateur de la République.

L’économie de Djibouti repose essentiellement sur les activités tertiaires qui assurent près de 83% du Produit Intérieur Brut. Autour du Port ainsi que du Chemin de fer Djibouto-Ethiopien, se sont développés les activités bancaires ,les assurances et le commerce. La part de l’Administration dans la formation du PIB reste également très importante. Elle représente environ 30% du PIB en 1998.

Les secteurs primaire et secondaire sont très peu développés. Leurs contributions au PIB s’élèvent respectivement à 4% et 13% en 1998. L’élevage est l’activité principale dans le milieu rural. La rigueur du climat et l’absence de tradition agricole freine le développement de ce secteur. Toutefois la pêche reste un secteur en croissance. Cette tendance va s’accentuer avec l’inauguration récente d’un port de pêche et d’un centre de formation sur le métier de la pêche.

Le développement du secteur secondaire se heurte à plusieurs obstacles à savoir la rareté des ressources naturelles, l’absence de main d’œuvre qualifiée et des coûts élevés des facteurs de production .

Après plusieurs années de récession, Djibouti connaît une croissance économique nominale positive de l’ordre de 1,3% en 1998 et de 3% en 1999.

La République de Djibouti est divisée en 5 circonscriptions administratives appelées districts. La nouvelle politique du gouvernement en matière de décentralisation a créé de Conseils Régionaux aux sein des districts. Les membres de ces conseils sont choisis parmi les résidents des districts et disposent d’un large pouvoir en matière de gestion publique.

Les 5 disctricts

Le district de Djibouti

Le district de Djibouti concentre plus de deux tiers de la population du pays (420.000 habitants). La ville de Djibouti, chef lieu du district, abrite les principales activités économiques et culturelles du pays.

La place du 27 juin 1977 (ancienne place Ménélik). Située en plein centre-ville, très ombragée, elle se distingue des autres places de la capitale par ses arcades d’inspiration mauresque, qui abritent de nombreux marchands de souvenirs (poignards traditionnels à la garde ciselée, coquillages, vanneries, colliers de perles multicolores, souvenirs africains classiques etc.…) et de multiples terrasses de cafés.

De la place du 27 juin, on peut se rendre jusqu’à la Place Mahamoud Harbi (ex-Place Rimbaud) à travers des ruelles pittoresques qui s’entrecroisent. Entre deux échoppes et des bazars d’alimentation, un grand nombre de magasins (spécialisés dans le son et la photo), où il est possible de se procurer les derniers gadgets à prix intéressants. La Place Mahamoud Harbi, est celle des marchés, dominée par le minaret de la grande mosquée. Très typique, grouillante de monde, elle est l’âme de la capitale.

La capitale dispose de quartiers populaires où la foule envahit les restaurants à ciel ouvert, au prix extrêmement bas; le Djibouti de l’Avenue Treize et de la rue Mouche où fourmillent tailleurs, vendeurs ambulants et curieux à la recherche d’un dépaysement garanti.

Le district d'Ali-Sabieh

Une excursion dans cette région du sud est possible en un jour et demi.

A une trentaine de kilomètres de Djibouti, on atteint le petit Bara, et surtout le grand Bara, grande étendue désertique de vingt-cinq kilomètres de long sur plus de dix de large qui s’étend à perte de vue. Il s’agit d’une plaine d’argile blanche, desséché et craquelée, sur laquelle la circulation s’effectue parfaitement.

Deux particularité : les mirages fréquents et l’abondance d’animaux (gazelles, antilopes, fennecs, hyènes, chacals et dromadaires). Les amateurs de char à voile peuvent y pratiquer leur sport favori, grâce à un centre installé sur place.

Dans un cadre magnifique de montagne rouge, ce premier district du sud jouit d’un climat agréable grâce à sa situation en altitude (750 m).

Après Ali-Sabieh, la route continue vers Assamo, s’engageant entre deux massifs montagneux dont les points culminants sont, à l’est le mont Dadin (1070 m) et à l’ouest le mont Arrey (1286 m). La région est en partie formée de roches sédimentaires, de calcaires et surtout de grès. Nid d’aigle juché au sommet d’un piton rocheux, le poste d’Assamo se découpe dans le ciel dans un cadre grandiose.

A une dizaine de kilomètres, du sommet de la tour du poste frontière de Guestir, le regard se pose en même temps sur la Somalie et l’Ethiopie.

Le district de Tadjourah

Le district de Tadjourah est sans aucun doute l’une des régions les plus fascinantes du pays. Composé de paysages aussi insolites que contrastés, les touristes pourront admirer l’un des lacs les plus salés au monde : le lac Assal.

Le lac Assal est en effet une curiosité naturelle d’une grande beauté, dans un cadre de volcans et de laves noires, à 153m au-dessous du niveau de la mer, bordé de banquises de sel et de gypse d’une éblouissante blancheur.

Une visite à la forêt du Day s’impose absolument. Il vous faudra rouler quinze kilomètres à travers le massif montagneux avant d’atteindre la forêt située à 1500 mètre d’altitude : des genévriers géants, des acacias, des oliviers sauvages, ainsi que des jujubiers et d’autres spécimens d’une flore rayée de la surface de la terre couvrent une superficie de 3,2 Km² que l’on a érigée en parc national.

Tadjourah, le chef lieu du district surnommée la ville blanche ou la ville aux sept mosquées est une des plus veilles et des plus mystérieuses villes de Djibouti.

Le district d'Obock

La ville d’Obock, ex-capitale, conserve de ses anciennes splendeurs la résidence du premier gouverneur du territoire, ainsi que celle du fameux aventurier et écrivain Henri de Monfreid qui vaut le détour.

Cette petite ville possède les plus belles plages du pays, la plus importante abrite un centre touristique agréable dénommé « le village de la Mer Rouge ». Pour les plongeurs le tombant d’Obock est sans aucun doute le plus beau du golfe.

Des sources thermales et des émanations de vapeurs sulfureuses, réputées dans la région pour leurs propriétés thérapeutiques, font actuellement l’objet d’étude de spécialistes, désireux d’une utilisation rationnelle.

Au nord-est d’Obock se trouve le massif montagneux des Mablas, site magnifique où la vie animale est abondante : cynocéphales en grand nombre, autruches, léopards et panthères entre autres.

L’air est frais et vivifiant, et les espèces végétales sont les mêmes qu’au Day, grâce à la présence d’une chute d’eau et de plusieurs sources qui coulent à leurs pieds. Les fervents d’alpinisme trouveront leur bonheur dans les Mablas qui offrent toutes les possibilités d’escalade, pour le débutant aussi bien que pour l’alpiniste confirmé.

Le district de Dikhil

Après avoir traversé le Grand Bara dans sa longueur, une trentaine de kilomètre de route goudronnée séparent encore l’automobiliste de Dikhil. Ils sont effectués très vite, et alors apparaît cette petite ville coquette, située sur un promontoire rocheux.

A la place de ses maisons blanches et de son allée principale de lauriers roses, il n’existait il y’a cinquante ans qu’un groupe de petites huttes nomades. C’est en 1928 que fut crée en cet endroit un poste administratif, autour duquel un village allait naître.

Ne manquez surtout pas de visiter le Lac Abbé et ses paysages lunaires. C’est un décor insolite qui s’offre aux yeux du voyageur. Un paysage d’un monde fantastique avec ses centaines de cheminées calcaires, en formes d’aiguilles, de quelques mètres à plus de cinquante mètres de hauteur ; ici et là des sources d’eau chaude dont certaines bouillonnent, favorisant le développement de pâturages à nuls autres pareils en République de Djibouti.

 

La République de Djibouti est membre de l’Union Africaine (ex OUA), de la Ligue Arabe et de l’IGAD. Le pays est également membre de l’ONU et de la plupart des grandes organisations internationales (Banque Mondiale, FMI, BAD, Groupe ACP, …) et régionales (COMESA, SIN-CED, …).

S.E.M Mohamed Ali Moumin a reçu à la Chancellerie des stagiaires Djiboutiens poursuivant une formation de langue Arabe au Koweït pour une durée de 3 mois. Plus

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